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mercredi 1 avril 2026

Le maire d'Elancourt pris la main dans le sac ?

Selon Médiapart, il s'est fait remettre des enveloppes d'espèces à hauteur de 100.000,00 € en avril 2009, c'est-à-dire à une époque où les harcèlements et propos calomnieux du malade mental et cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi à mon encontre sur les sites Rue89 et Le Post n'échappent plus à personne et ont même provoqué une guerre interne à son camp, après que sa bande de cyberharceleurs eut intégré le pseudonymé "Hulk, gros con de droite" - il l'appellera par la suite la "guerre des andouilles".

En ce printemps 2009, le malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi exige déjà mon internement psychiatrique "à vie" et a commencé à comploter pour l'obtenir tandis que certains ou certaines de ses complices calomnient publiquement mon médecin-traitant sur le site Le Post du fait que ses diagnostics me concernant ne sont pas du tout ceux des malades mentaux qui me traitent de folle - et il m'a déjà délivré un certificat de bonne santé mentale en 2003, ce que savaient en 2004 Josette Brenterch et sa clique de la LCR de Brest, lesquels avaient déjà tout mon dossier médical, qu'ils avaient obtenu frauduleusement.

Quel lien avec le maire d'Elancourt et ses cadeaux en cash ?

Je vous laisse le découvrir. 

J'ai bien eu un lecteur régulier d'Elancourt sur mon ancien blog "Un petit coucou" chez OverBlog durant tout le temps de son activité, de 2010 à 2013.

Celui qui avait déjà reçu un cadeau de près de 500.000,00 F au printemps 1995 pour me calomnier à mort absolument partout ? 

Continuez à fouiller, il y a bien autre chose à exhumer. 

 

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/300326/le-maire-d-elancourt-le-congo-et-les-100-000-euros-en-cash

Le maire d’Élancourt, le Congo et les 100 000 euros en cash

Alors député, l’élu Les Républicains Jean-Michel Fourgous s’est fait remettre des enveloppes d’espèces en avril 2009, révèle « Mediapart ». Trois mois plus tard, celui qui dirige aujourd’hui encore la mairie des Yvelines se rendait au Congo-Brazzaville avec d’autres figures de la droite pour valider la réélection du despote Denis Sassou-Nguesso.

Antton Rouget

L’ancien député Jean-Michel Fourgous (Les Républicains), engagé dans les relations entre la France et plusieurs États africains lorsqu’il siégeait à l’Assemblée nationale, a reçu le 30 avril 2009 l’équivalent de 100 000 euros en grosses coupures, révèle une enquête de Mediapart reposant sur des documents et des témoignages.

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https://actu.fr/ile-de-france/elancourt_78208/un-tissu-de-mensonges-accuse-davoir-touche-100-000-e-en-liquide-le-maire-delancourt-nie-tout-en-bloc_64084125.html

« Un tissu de mensonges » : accusé d’avoir touché 100 000 € en liquide, le maire d’Élancourt nie tout en bloc

Mediapart accuse Jean-Michel Fourgous, maire d’Élancourt (Yvelines), d’avoir touché de l’argent pour valider la réélection d’un président africain. L’élu dénonce une manipulation.

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         Jean-Michel Fourgous ici lors du conseil municipal d'installation, a été réélu maire d'Elancourt (Yvelines) pour la sixième fois.
Jean-Michel Fourgous ici au micro lors du conseil municipal d’installation, vient d’être réélu maire d’Élancourt (Yvelines) pour la sixième fois. ©Photo d’archives/Alexandre MARQUÉ

L’information a agité le monde politique des Yvelines ces dernières heures. Dans une enquête publiée le lundi 30 mars 2026, le site Mediapart a révélé que Jean-Michel Fourgous (LR), maire d’Élancourt, aurait touché 100 000 euros en espèces pour valider la réélection du président Denis Sassou-Nguesso au Congo-Brazzaville en 2009.

 
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Michel_Fourgous

Jean-Michel Fourgous

Jean-Michel Fourgous
Illustration.
Fonctions
Président de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines
En fonction depuis le
(8 ans, 5 mois et 12 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Michel Laugier
Maire d'Élancourt
En fonction depuis le
(29 ans, 11 mois et 27 jours)
Élection 31 mars 1996
Réélection 11 mars 2001
9 mars 2008
23 mars 2014
15 mars 2020
20 mars 2026
Prédécesseur Alain Danet
Député français

(10 ans)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
Circonscription 11e des Yvelines
Législature XIIe et XIIIe (Cinquième République)
Groupe politique UMP
Prédécesseur Guy Malandain
Successeur Benoît Hamon

(4 ans et 19 jours)
Élection 28 mars 1993
Circonscription 11e des Yvelines
Législature Xe (Cinquième République)
Groupe politique RPR
Prédécesseur Guy Malandain
Successeur Catherine Tasca
Conseiller départemental des Yvelines

(2 ans)
Circonscription Canton de Trappes
Prédécesseur Jeanine Mary
Successeur Nicolas Dainville
Biographie
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Montreuil (France)
Nationalité Française
Parti politique RPR, UMP puis LR
Profession Chef d'entreprise

Image illustrative de l’article Jean-Michel Fourgous
Maires d'Élancourt

Jean-Michel Fourgous, né le à Montreuil (Seine-Saint-Denis), est un homme politique français, maire d'Élancourt (Yvelines).

Il est député (UMP) de la onzième circonscription des Yvelines entre 1993 et 1997, puis entre 2002 et 2012.

Carrière

Mandats électifs

Mandats locaux

Mandats nationaux

Tentatives de réélection à la députation

Aux élections législatives de juin 2012, il est battu au second tour, par le candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon (Hamon : 55,38 %, Fourgous : 44,62 %)[8].

En 2017, pour les élections législatives, la candidate Nadia Hai, investie par La République en marche !, recueille 32,98 % des voix au premier tour, Jean-Michel Fourgous, investi par Les Républicains, arrive en deuxième position (23,09 %) et le député sortant Benoît Hamon — candidat du Parti socialiste lors de l'élection présidentielle — est éliminé (22,59 %). Lors du deuxième tour, Nadia Hai est élue députée avec 52,96 % des voix[9]. Dans l'ensemble des villes de la circonscription, Nadia Hai est en tête, sauf à Élancourt, dont le maire est Jean-Michel Fourgous[10].

Formation

  • Ingénieur CNRS[11]
  • Docteur en psychologie, sujet : « Analyse de la méthode du questionnaire informatisé en psychopathologie », thèse de 3e cycle[12]

Travaux parlementaires

Jean-Michel Fourgous a été membre de la commission des Finances de l'Assemblée nationale et membre de la commission chargée de l'application de l'article 26 de la Constitution[7]. Rapporteur du budget de la Défense à la commission des Finances, il exerçait entre 2002 et 2004 la fonction de rapporteur du budget de la formation professionnelle puis entre 2004 et 2007, celle de rapporteur du budget de la recherche et des nouvelles technologies.

Il est l'auteur de 11 rapports parlementaires dont un, coécrit en 2009 avec le député Olivier Dassault, sur les fonds souverains[13] et d'un autre sur la modernisation de l'école par le numérique en 2010[14].

Ancien chef d'entreprise, Jean-Michel Fourgous a créé en 2002, avec Olivier Dassault, un groupe de travail parlementaire, « Génération Entreprise », qui rassemble quelque 100 députés, issus du secteur marchand, qui veulent promouvoir en France la pédagogie de l'entreprise[15]. Il a présidé par ailleurs le groupe d’études PME à l’Assemblée nationale.

Il a proposé le rétablissement de la peine de mort pour les auteurs d'acte de terrorisme en 2004[16],[17], puis il a fait retirer sa signature sur le document le [18], ce qui explique que le document actuel ne la porte plus[19].

Apports législatifs

Amendement « Fourgous »

Jean-Michel Fourgous est l’auteur d’un amendement inclus dans la loi du [20] pour la confiance et la modernisation de l’économie[21].

Cet amendement permet aux épargnants de transférer une partie de leur épargne constituée de contrats d'assurance-vie monosupport en euros à capital garanti vers des contrats multisupports avec des fonds en actions (au moins 20 % de fonds risqués[22]), sans perte de l'antériorité fiscale du contrat d'origine. Ces contrats « transfèrent une partie du risque financier sur les assurés[22] » plutôt que sur les assureurs et les frais sont plus élevés[22]. Ils ne sont pas à conseiller aux épargnants qui souhaitent des placements sans risques[22].

Amendement « ISF-PME »

Il est à l’origine d’un amendement à la loi TEPA adoptée en 2007, permettant au contribuable assujetti à l’ISF, de diminuer une partie de son impôt en investissant au capital d’une PME : c'est la réduction d'ISF pour investissement en PME. Ce dispositif permet au contribuable de réduire de 75 % son ISF, dans la limite de 50 000  en investissant dans les PME non cotées ou des holdings ISF. En 2008, cette mesure a permis à 73 249 contribuables d'injecter 660 millions d'euros dans le capital des PME[23].

Rapport sur l'école numérique

Le Premier ministre François Fillon a confié le à Jean-Michel Fourgous une mission auprès de Luc Chatel sur la modernisation de l’école par le numérique.

Le rapport, remis le à Élancourt, préconise 12 priorités déclinées en 70 mesures. Elles concernent tout d’abord l’équipement des établissements en haut débit, la généralisation des équipements tels que les TNI et l’ENT et le passage au « bimédia » pour les manuels scolaires. Le rapport préconise ensuite la mise en place d’actions de formation des enseignants et du personnel de l’Éducation nationale, afin de favoriser l’utilisation de ces outils et la transformation de la pédagogie. Enfin, le rapport recommande la création d’une structure nationale regroupant l’État, les collectivités et les partenaires publics et privés pour donner une impulsion au développement du numérique pédagogique[14].

Actions diverses

Il engagea au nom de sa commune, un procès en 1998 contre un de ses administrés qui avait créé un site Internet citoyen. Se fondant sur le droit de la propriété intellectuelle, il tenta d'obtenir un droit exclusif sur le toponyme « Élancourt ». La commune a été condamnée en 2000 par la cour d'appel de Versailles[24], jugement définitivement validé par une ordonnance de déchéance de la Cour de cassation de Paris en 2001[25].

En tant que maire d'Élancourt, les nouvelles technologies au service des habitants, la modernisation du service public et le développement des partenariats public/ privé sont ses principaux engagements[26]. La ville d'Élancourt propose, depuis 2008, la diffusion sur Internet des mariages, afin de permettre aux familles éloignées (ou empêchées) d'assister en direct à la cérémonie[27].

La ville d'Élancourt a obtenu le « label Marianne[28] » en 2008[26]. Le , André Santini, secrétaire d'État chargé de la Fonction publique, est venu à l'hôtel de ville d'Élancourt pour lui remettre le label Marianne, en saluant « l'engagement de tous les agents territoriaux et de la municipalité quant à la qualité de l'accueil des usagers, symbole de la modernisation de la fonction publique ».

Depuis 2013 et la mise en place de la réforme des rythmes scolaires par Vincent Peillon, Jean-Michel Fourgous est un maire actif contre le dispositif. L'élu a ainsi rassemblé autour de lui un collectif de maires contre cette réforme[29]. Au cours de l'année 2014, cela l'amène à se montrer critique vis-à-vis du nouveau ministre de l'Éducation, également celui qui l'a défait à l'élection législative de 2012 : Benoît Hamon. Cependant, cette réforme est mise en application pour la rentrée 2014 à Élancourt[30].

Somme de 100 000 € reçue en liquide

Mediapart révèle en 2026 que Jean-Michel Fourgous, alors député, a reçu 100 000  en espèces, en 2009, en tant que fondateur et président d'une commission « Coordination des observateurs franco-africains » (Cofa), créée à l'initiative de l'avocat Marcel Ceccaldi sur une demande de son ami Guy Brice Parfait Kolélas, ancien ministre du dictateur congolais Denis Sassou-Nguesso. Cette commission Cofa a justement pour objectif de valider l'élection de Denis Sassou-Nguesso cette même année. L'élection, qui voit le dictateur l'emporter avec 78 % des voix, est boycottée par l'opposition et fait l'objet de fraudes selon les ONG, les médias internationaux et l'Union européenne, mais la Cofa et Jean-Michel Fourgous en défendent la sincérité, évoquant un « grand moment démocratique ». Auprès de Mediapart, Jean-Michel Fourgous reconnaît avoir reçu de l'argent en liquide, « exclusivement [pour] les frais liés à la mission », tandis que Marcel Ceccaldi dément avoir remis de l'argent au député[31].

Ouvrages

  • Vivre avec le nucléaire, collectif, préfacé par Louis Néel (prix Nobel de physique), Hachette Pluriel, no 8381, 1982.
  • Évaluer les hommes : recrutement, performance, motivation et climat social, avec J-M. Lambert,  éd. Liaisons sociales, Paris, 1991.
  • Mesurer et améliorer le climat social dans l'entreprise, avec B. Iturralde, Les Éditions d'Organisation, Paris, 1991.
  • Qualité de vie au travail et Performance, avec E. Daujard, Les Éditions d'Organisation, Paris, 1993.
  • Au cœur de l’entreprise : vingt grands témoins disent leur vérité, ouvrage collectif,  éd. Village mondial, 1999 (ISBN 2-84211-060-9).
  • L'Élite incompétente : comment les hauts fonctionnaires mènent la France à la faillite, avec la collaboration de Grégoire Bourgeois,  éd. l'Archipel, Paris, 2007 (ISBN 978-2-84187-931-1).

Notes et références

  1. La liste qu'il conduit lors de l'élection municipale de mars 2008 obtient la majorité des suffrages dès le premier tour avec 57,42 % des voix, soit 5,29 points de plus que lors de l'élection de 2001, où il fut élu au premier tour.
  2. La liste qu'il conduit lors de l'élection municipale de mars 2014 obtient la majorité des suffrages dès le premier tour avec 60,19 % des voix, soit 2,77 points de plus que lors de l'élection de 2014, où il fut élu au premier tour.
  3. Le binôme Anne Capiaux/Jean-Michel Fourgous obtient la majorité au deuxième tour de l'élection départementale de mars 2015, avec 53,13 % des suffrages.
  4. Résultats [archive], sur le site du ministère de l'intérieur.
  5. « Trappes : Jean-Michel Fourgous démissionne du conseil départemental », Le Parisien,‎ (lire en ligne [archive], consulté le ).
  6. Laurent Mansart, « Saint-Quentin-en-Yvelines : Jean-Michel Fourgous élu président de l’agglomération – Comme prévu, le maire (LR) d’Élancourt, candidat de la majorité de droite, succède à Michel Laugier (DVD), démissionnaire », Le Parisien,‎ (lire en ligne [archive], consulté le ).
  7. « Jean-Michel Fourgous » [archive], site de l'Assemblée nationale.
  8. Résultats officiels [archive], sur le site du ministère de l'Intérieur.
  9. Yvelines (78) - 11e circonscription résultats de la circonscription au deuxième tour [archive].
  10. Nicolas Giorgi, « Législatives. 11e circonscription : Nadia Hai (LREM) bat Jean-Michel Fourgous (LR UDI) [archive] », sur 78actu.fr, (consulté le ).
  11. Biographie sur le site des élèves de l'université Paris-Dauphine [archive] [PDF].
  12. « Trois questions à… Jean-Michel Fourgous » [archive], regardsurlenumerique.fr.
  13. Jean-Michel Fourgous, Olivier Dassault, Sortie de crise, capitalisme et fonds souverains [archive], 2009 [PDF].
  14. Rapport de Jean-Michel Fourgous sur l'école numérique [archive], La documentation française [PDF].
  15. « Jean-Michel Fourgous » [archive], larevueparlementaire.fr.
  16. Assemblée nationale – Proposition de loi no 1521 du 8 avril 2004 [archive] [PDF].
  17. Assemblée nationale – Proposition de loi no 1521, version portant la signature de Jean-Michel Fourgous.
  18. Assemblée nationale, session ordinaire 2006 – 2007, 23 janvier 2007 – « Addition et retraits de signatures » [archive] [PDF] (milieu de la page 16).
  19. Assemblée nationale – Proposition de loi no 1521, version sans la signature de Jean-Michel Fourgous [archive].
  20. « L'amendement Fourgous : cap vers les contrats d'assurance-vie multi-supports » [archive], sur le site symetia.fr, consulté le 10 juin 2012.
  21. Loi pour la confiance et la modernisation de l'économie no 2005-842 du 26 juillet 2005 (Journal officiel du 27 juillet 2005, p. 12 160) [archive] [PDF], sur le site media.apce.com, consulté le 10 juin 2012.
  22. Frédéric Giquel, « Votre Argent – Les dérapages des transferts Fourgous [archive] », sur votreargent.lexpress.fr, L'Express, .
  23. Anne-Sophie Lasserre, « L'ISF touche plus de monde… mais rapporte moins » [archive], L'Express, 23 février 2009, sur le site lexpress.fr.
  24. Cour d'appel de Versailles, Loïc Lofficial c/ Mairie d'Élancourt, référé, 29 mars 2000.
  25. Cour de cassation, Marie d'Élancourt /c Loïc Lofficial, 1er février 2001 [archive].
  26. « Innovation et E-démocratie » [archive], site officiel de la ville d'Élancourt, consulté le 10 juin 2012.
  27. « Mariage en ligne – Votre mariage en direct sur le web » [archive], site officiel de la ville d'Élancourt, consulté le 10 juin 2012.
  28. Label Marianne [archive], site de l'AFNOR, consulté le 10 jun 2012.
  29. « 55 maires n'appliqueront pas la réforme des rythmes scolaires [archive] », sur tempsreel.nouvelobs.com, Le Nouvel Observateur, (consulté le ).
  30. Élancourt magazine, journal municipal no 194, septembre 2014, p. 13.
  31. Antton Rouget, « Le maire d’Élancourt, le Congo et les 100 000 euros en cash », Mediapart,‎ (lire en ligne [archive], consulté le ).

Liens externes

 

 

https://vsd.fr/18619-lantiseche-de-maitre-marcel-ceccaldi-lavocat-de-marine-le-pen/

L’antisèche de… Maître Marcel Ceccaldi, l’avocat de Marine Le Pen

 

Ami de longue date de la famille Le Pen, l’avocat corse défend la fille du Menhir dans l’affaire des attachés parlementaires européens. Fort d’un gros réseau en Afrique, le baveux a conseillé, entre autre, les dictateurs Laurent Gbagbo et Mouammar Kadhafi.

 
Modifié le Écrit par La Rédaction 
 

Couverture complète sur Marine Le Pen

Ami de longue date de la famille Le Pen, l’avocat corse défend la fille du Menhir dans l’affaire des attachés parlementaires européens. Fort d’un gros réseau en Afrique, le baveux a conseillé, entre autre, les dictateurs Laurent Gbagbo et Mouammar Kadhafi.

∗ Le cabinet de l'avocat corse se trouve dans le très chic 16e arrondissement de Paris.

∗ En 2004, Jean-Marie Le Pen envoie sur l’île de beauté son vieil ami et directeur adjoint du service juridique du parti frontiste, profitant de ses réseaux sur place, pour déminer le terrain de l’un de ses poulains, Olivier Martinelli, tête de liste aux élections territoriales.

∗ Le Menhir entretenait des liens étroits avec certains responsables africains, particulièrement avec Bokassa, qu’il invitait à manger chez lui, et pour lequel il avait, dit-il, de la “tendresse”. A plusieurs reprises, le fondateur du FN fait appel à l’avocat pour organiser des rencontres en Afrique, comme en mai 2016, lorsqu’il se rend en Guinée équatoriale pour assister à l’investiture du président Teodoro Obiang Nguema, réélu avec 93,7 % des suffrages, au pouvoir depuis 1979 à la suite d’un coup d’état.

∗ Longtemps, Marine Le Pen a essayé de faire oublier les accointances historiques entre le FN et l’Afrique, entretenues via des anciens de l’OAS placés dans l’entourage de chefs d’état africains, mais elle n’a pas pu se passer des services de ce vétéran de la Françafrique.

∗ En 2012, l’avocat à la cour de Paris remet régulièrement à la candidate frontiste des notes sur l'international, notamment sur le dossier libyen, qu'il connaît bien pour avoir été l’avocat historique de la famille Kadhafi jusqu’à la chute du régime en 2011 et après celui de Saïf al-Islam Kadhafi, fils de feu Mouammar Kadhafi.

∗ A propos de Mouammar Kadhafi, avec qui il aurait pris contact après avoir rencontré des touaregs à Djerba en Tunisie, il déclare : “On peut lui attribuer tous les défauts de la terre, il a au moins une qualité. Il est ce qu’il est, il revendique ce qu’il est.”

∗ Maître Marcel Ceccaldi est très connu en Afrique où on le décrit comme l’héritier de Jacques Vergès mort en 2013, lui aussi avocat de dictateurs. Il partage d’ailleurs avec lui la défense de Laurent Gbagbo après son incarcération en Côte d’Ivoire en avril 2011.

∗ Attaché à maintenir discrètes ses actions en coulisses, l’ami de Jean-Marie Le Pen refuse de reconnaître ses liens avec la Françafrique, tout comme il nie que certains de ses clients soient des dictateurs, un qualificatif qui serait l’œuvre de la “propagande” et des “médias”. En 2011, il confiait : “Quand il y a un régime dictatorial, en général il n’y a pas de d’élections ; moi c’est l’observation que j’ai faite.”.

∗ Conseil de l'ex-président de la république de la Guinée Moussa Dadis Camara, comme du président de la république de Guinée-Bissau José Mario Vaz, il a aussi défendu Rifaat al-Assad, l’oncle de Bachar Al-Assad ou encore l’homme d’affaires et intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine, dans l’affaire du financement de la campagne de Balladur en 1995.

∗ En octobre 2014, Marcel Ceccaldi est mis en examen avec Christophe Rocancourt, l’ancien chef du GIGN Christian Prouteau et l’ex-secrétaire d’état franco-togolais Kofi Yamgnane pour “trafic d’influence”, dans le cadre d’une régularisation de papiers de deux marocaines.

∗ Tour à tour dans son viseur : le Qatar, le “financier” du terrorisme islamiste, l’Arabie Saoudite, berceau du wahhabisme - Maître Marcel Ceccaldi est le conseiller juridique du Collectif des familles des victimes de la bousculade de MINA/Mali, catastrophe survenue lors du pèlerinage à la Mecque en 2015 qui avait coûté la vie à plus de 2200 personnes -, et aussi la Cour pénale internationale, “un instrument aux mains des grandes puissances”.

 

 
Écrit par La Rédaction

 

mardi 31 mars 2026

Affaire des allocataires du RSA contre le Conseil départemental du Finistère : audience de consignation

Etant donnée la multitude des situations de harcèlement moral institutionnel dont sont victimes allocataires du RSA et autres chômeurs, précaires et exclus, et ce depuis des décennies, on reste quand même très surpris de voir tout à coup la CGT se saisir de celle-ci, qui peut être tout à fait réelle - je n'en sais rien.

Je ne vais pas m'étendre sur les victimes de harcèlement moral dans le travail qui de manière habituelle se retrouvent assez rapidement avec quantité d'autres acteurs harceleurs sur le dos que leur employeur harceleur... Dans tous les cas où l'employeur cherche de la sorte à les conduire au suicide pour s'en débarrasser de manière définitive, il continue quand elles ont quitté l'entreprise et personne ne répond jamais favorablement à leurs demandes d'aide. J'ai ainsi le souvenir de dialogues de sourds même avec des agents de l'ANPE qui contrairement à d'autres ne paraissaient pas avoir été contactés par mes anciens employeurs mafieux soucieux de me calomnier auprès d'eux et de provoquer chez eux des actions ou réactions extrêmement agressives et nocives à mon égard. Celui-ci par exemple : l'agente de l'ANPE que j'ai en face de moi, pour une fois tout à fait cordiale, me propose gentiment un genre de stage dont le but est de m'apprendre à mettre en oeuvre tout ce qu'il faut pour retrouver du travail au plus vite, puisque je n'en ai toujours pas et ne dois donc pas savoir chercher du travail... c'est un peu du coaching pour les nuls en recherche d'emploi; je lui explique que je suis harcelée, comment ça se passe et quels sont tous les effets du harcèlement, notamment l'absence de retour à l'emploi, puisque mes anciens employeurs mafieux y font barrage absolument partout et vont même jusqu'à me faire voler par le facteur qui ouvre tous mes courriers sur leurs ordres tous ceux qui ont trait à mes recherches d'emploi; je n'ai pas spécialement besoin d'un stage destiné à m'aider dans mes recherches d'emploi; par contre, j'ai bien besoin d'aide pour faire cesser tous les harcèlements dont je suis victime. Réponse de l'agente : pas un mot sur tout ce que je lui ai exposé, elle a un stage à vendre, elle recommence à m'en vanter tous les mérites. Je recommence : je suis harcelée, je ne pourrai même pas me rendre à votre stage, mes anciens employeurs mafieux qui me font constamment harceler dans la rue par leurs hommes de main vont encore organiser des agressions physiques pour m'empêcher de m'y rendre; ils l'ont déjà fait plein de fois, ils vont recommencer, c'est certain; même si ce stage ne dure qu'une semaine et n'a rien de crucial pour moi, ça leur permettrait déjà d'avoir un motif (l'abandon de stage) pour me faire exclure du bénéfice des allocations de chômage. Réponse de l'agente de l'ANPE, toujours avenante : elle recommence à me dérouler son argumentaire de vente de stage... Il n'y a rien à faire...

Prenons encore l'exemple des arrêts de travail pour maladie, très fréquents en cas de harcèlement moral dans le travail : les victimes sont accusées de creuser le trou de la Sécu avec leurs arrêts de travail... Accusation constamment proférée par l'extrême-gauche de Josette Brenterch, Arnaud Hell, Christophe Osswald & Co, dès 2004 quand je commence à mettre le sujet du harcèlement moral en entreprise sur la table de travail de l'association AC ! Brest de lutte contre le chômage, le précarité et les exclusions, et à nouveau sur le site Rue89 et simultanément sur le blog du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi à compter de septembre 2008... Aucun de ces grands politiciens de gôche n'a jamais envisagé que la Sécu puisse se retourner contre les harceleurs pour en obtenir des remboursements, c'est une solution qu'ils refusent tous, et les médecins de la Sécu les premiers, d'ailleurs : en 2005, en compagnie d'autres membres de l'association AC ! Brest, j'avais interviewé un médecin de la Sécu à ce sujet; il nous avait bien expliqué que c'est le médecin de la Sécu qui déclenche les licenciements en décidant de mettre fin aux arrêts de travail pour maladie dans les cas de harcèlement moral dans le travail; les autres ne font que suivre, médecin du travail en tête.

Mais même sans cet aspect extrêmement préjudiciable pour les salariés qui en sont victimes, il suffit très souvent d'être allé aux prud'hommes contre son ancien employeur pour ne plus retrouver aucun emploi nulle part, aucun autre ne souhaitant s'exposer à d'éventuelles poursuites prud'homales. A partir de la rentrée de 2004, Josette Brenterch ne s'occupant plus du tout de l'association AC ! Brest, j'y étais devenue moteur et contrairement à elle recherchais les entretiens avec tous les professionnels auxquels se confrontent régulièrement les chômeurs, précaires et exclus sans réussir à se faire comprendre ni comprendre les points de vue des institutionnels. Ainsi, au mois d'octobre 2004, avions-nous accepté l'invitation de l'ANPE à une réunion d'information que nous avions mise à profit pour discuter de divers problèmes. Or, la responsable qui nous avait reçue savait pertinemment qu'il n'est plus question de chercher du travail après être allé aux prud'hommes contre son ancien employeur, c'est peine perdue. La question n'est pas celle d'un procès juste ou injuste, vous pouvez avoir entièrement raison et gagner haut la main, le résultat est toujours le même : plus aucun emploi par la suite. A la question des réponses qu'elle pouvait apporter aux difficultés particulières de ces salariés qui ont dû aller aux prud'hommes pour réclamer le salaire de leur peine et l'obtenir enfin, elle s'était contentée de nous dire en en rigolant qu'il ne faut pas aller aux prud'hommes, et c'est tout. Je faisais des comptes rendus de tous ces entretiens et me faisais déjà systématiquement allumer pour tout et n'importe quoi par Josette Brenterch qui avait décidé de me faire exclure de l'association à cause de la question du harcèlement moral en entreprise. Cependant, elle agissait toujours indirectement et en exigeant le silence à mon égard sur ses motivations réelles : ne me parlant pas, elle me "dénonçait" systématiquement au président de l'association Joël Roma qui ensuite me retombait dessus. Or, entre autres choses, elle m'accusait mensongèrement de "pipoter" tous ces comptes rendus qui pourtant étaient bien toujours approuvés par les autres participants aux réunions, dont elle-même ne faisait jamais partie. Pour celui-ci aussi, naturellement, et particulièrement sur ces propos de la responsable de l'ANPE : elle n'aurait jamais dit des choses pareilles, ce n'était pas possible... Eh bien si... La CGT aussi y avait réagi, mais différemment : alors, oui, eux aussi étaient bien au courant du problème, comme la responsable de l'ANPE, et ne le niaient absolument pas, en revanche, ils ne voulaient pas que cela s'ébruite pour éviter que les salariés n'en soient dissuadés d'aller aux prud'hommes. Mon point de vue était évidemment tout autre : j'aurais préféré que nous le dénoncions haut et fort, ce qui est le préalable à toute recherche ou proposition de solution sérieuse (bien sûr, j'en avais déjà...).

Il existe ainsi depuis des décennies une multitude de problèmes que connaissent à peu près tous les institutionnels et les syndicats, sans que personne n'ait jamais voulu faire le nécessaire pour y remédier.

 


https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/polemique-rsa-en-finistere-manifestation-a-brest-avant-le-jugement-le-15-juin-e8d65020-2c38-11f1-a0a4-5254d693e09d

Polémique RSA en Finistère : manifestation à Brest avant le jugement, le 15 juin

Lundi 30 mars 2026, le président du Département du Finistère, Maël de Calan, était cité à comparaître dans le cadre d’une audience de consignations devant le tribunal de Brest. Un premier passage devant la justice pour cette affaire qui l’oppose à six allocataires du RSA, soutenus par la CGT, qui dénoncent des « contrôles excessifs et abusifs ». Si l’élu était absent, plus de 150 manifestants étaient rassemblés à Brest (Finistère) en soutien aux plaignants.

 

Erwan Loaec et Fabienne Bodin, du syndicat CGT qui a appelé à manifester devant le tribunal de Brest (Finistère).
Erwan Loaec et Fabienne Bodin, du syndicat CGT qui a appelé à manifester devant le tribunal de Brest (Finistère). | GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCE
 

Les bancs du tribunal correctionnel de Brest (Finistère) étaient plus fournis qu’à l’accoutumée, ce lundi 30 mars 2026 après-midi. En cause, la très attendue audience de consignation dans le cadre de l’affaire opposant la CGT à Maël de Calan. Le président du conseil départemental du Finistère et Romain Chantelot, directeur emploi, insertion et logement du département, sont accusés par le syndicat et six allocataires du RSA (revenu de solidarité active) d’ harcèlement moral institutionnel dans le cadre de contrôles qu’ils ont subis.

Un « procès politique » ?

Si l’audience visait à étudier la recevabilité de la plainte, et établir les montants des consignations des parties civiles, elle était aussi symbolique, la défense accusant les parties civiles d’ instrumentaliser la justice et dénonçant une procédure abusive.

Autre enjeu : connaître la date de l’audience, annoncée par le président du tribunal, au 15 juin 2026. On est content que la procédure suive son cours et d’avoir un procès à bref délai, réagit Me Carpentier, avocat des parties civiles, qui rejette les accusations de procès politique.

Devant le palais de justice, 150 à 200 personnes ont manifesté à l’appel de la CGT, de 13 h à 16 h, pour exprimer leur solidarité à l’égard des allocataires du RSA. Parmi eux, des élus de la gauche unie à Brest. Près de 1 200 des bénéficiaires du RSA ont été radiés en 2024, ajoute Fabienne Bodin, de l’union locale. Quand on compare ces chiffres à d’autres départements, le Finistère se distingue. Cela pose question. Ces personnes, qui touchent 600 € par mois environ, ne sont pas tous des fraudeurs.


 Entre 150 et 200 personnes, dont des élus de la gauche unie pour Brest, ont manifesté pour défendre les droits des bénéficiaires du RSA en Finistère. | GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCE 

 

 

Des contrôles « encadrés par la loi »

 

Selon le syndicat, de multiples pressions sont exercées sur les personnes précaires avec un seul but : réaliser des économies. Lorsqu’on est radié et qu’on touche à nouveau une aide, ce n’est pas rétroactif. Dans certaines situations, c’est très compliqué de s’en sortir. Certaines vies sont brisées. Depuis que l’affaire a été rendue publique, on a recueilli plus de 60 témoignages évoquant du harcèlement. Notre rôle est de défendre ces personnes précaires.

Contacté, Maël de Calan s’est dit satisfait de l’audience du jour :  Nous avions demandé une audience rapide pour démonter cette machination politique de la CGT. Il réfute les arguments avancés par le syndicat au sujet des radiations. On est radiés du RSA quand on retrouve un emploi, indique le président du Département, qui assure que le plan mené par la collectivité a permis de ramener des milliers d’allocataires au travail. Concernant les contrôles, ils sont  strictement encadrés par la loi et correspondent à ce qui se fait dans des dizaines de département », ajoute-t-il, confiant quant à l’issue de l’audience du 15 juin.


 

Paparazzi, un boulot de commercial

 

 

Ah ben voilà, comme ça c'est clair ! 

 

Statistiques de blog : 7114 consultations de Satanistique le 30 mars 2026

Nouveau record, donc...




lundi 30 mars 2026

Série d'attentats récents en Europe : des revendications du groupe "Hayi"

 

Lire ou relire :

https://satanistique.blogspot.com/2026/03/statistiques-de-blog-toujours-de-hauts.html

https://satanistique.blogspot.com/2026/03/un-lecteur-de-bagdad-sur-satanistique.html

https://satanistique.blogspot.com/2026/03/guerre-au-moyen-orient-direct-des.html

 

 

https://www.liberation.fr/societe/police-justice/attentat-dejoue-a-paris-derriere-plusieurs-attaques-fomentees-dans-des-pays-voisins-europeens-lombre-dun-groupuscule-pro-iran-20260329_WHLI7MSCLFFSBEDTYLNKP7OMPU/#mailmunch-pop-1146266

 
Guerre hybride

Attentat déjoué à Paris : derrière plusieurs attaques fomentées dans des pays voisins européens, l’ombre de «Hayi», un groupuscule pro-Iran

Après l’attaque à l’engin explosif déjoué devant les locaux de la Bank of America, le ministre de l’Intérieur a évoqué des «similitudes» entre cette action et d’autres faits menés en Belgique, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, revendiqués par le groupe «Hayi».

Un policier monte la garde devant le Musée juif, à Amsterdam, le 14 mars 2026.
Un policier monte la garde devant le Musée juif, à Amsterdam, le 14 mars 2026. (Mexx van der lieuw/AFP)
Publié le 29/03/2026 à 17h39, mis à jour le 29/03/2026 à 18h01

Assiste-t-on aux prémices d’une guerre hybride menée par le régime iranien à l’encontre des intérêts américains, israéliens et juifs, le tout sur le sol européen ? Samedi 28 mars, après un attentat à l’engin explosif déjoué à Paris devant les locaux du VIIIe arrondissement de la Bank of America – attaque empêchée in extremis grâce à l’intervention de policiers qui ont interpellé un homme s’apprêtant à allumer le dispositif – le ministre de l’Intérieur a établi un «lien» avec la guerre au Moyen-Orient. Cette opération déjouée, pour laquelle trois suspects, tous mineurs, ont été placés en garde à vue, est la «concrétisation de la menace iranienne contre les intérêts américains et israéliens partout en Europe» depuis le début de la guerre, a également commenté auprès de l’AFP une source proche du dossier.

Laurent Nuñez dit également voir des «similitudes» entre cette attaque et d’autres «actions similaires qui se sont déroulées dans d’autres pays européens» ces derniers jours. Des attaques qui ont toutes été suivies de «revendications d’un groupuscule qui faisaient référence au conflit», a-t-il ajouté. Le nom de cette organisation : Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya, plus couramment appelé Hayi. Un groupe qui n’avait jamais fait d’apparitions publiques auparavant.

A lire aussi

Dans les précédentes attaques assumées par le groupe, les vidéos de ces opérations ont été diffusées sur des chaînes Telegram considérées par les services comme proches des Gardiens de la révolution islamique iranienne. Au total, au moins six attaques contre des écoles, des synagogues et des communautés juives aux Pays-Bas, en Belgique et au Royaume-Uni ont eu lieu depuis le début du conflit, recense la revue le Grand Continent.

Belgique : le 9 mars, une bombe déposée devant une synagogue de Liège

La première attaque du genre a eu lieu dans la nuit du dimanche 8 à lundi 9 mars, devant une synagogue à Liège, dans l’est de Belgique. Après une forte explosion, certains bâtiments situés à proximité ont subi des «dégâts matériels», a rapporté la police, tout en ajoutant qu’aucune victime n’était à déplorer. Les autorités belges ont également déclaré analyser une vidéo potentiellement prise par des jihadistes, dans laquelle cet acte est revendiqué.

Selon Laurence Bindner, cofondatrice du JOS Project, spécialiste de la radicalisation en ligne et interrogée par l’AFP, le groupe aurait ainsi émergé la première fois dans la nuit de cette attaque menée à Liège. La première revendication a été «relayée sur des chaînes Telegram et X affiliées à des groupes de “l’axe de la résistance”, en particulier des milices chiites irakiennes pro-iraniennes, ainsi que par des médias pro-iraniens», détaille Julian Lanchès, du centre de recherche néerlandais ICCT.

Pays-Bas : une synagogue de Rotterdam prise pour cible le 13 mars

Quelques jours plus tard, le 13 mars, la police a démarré une enquête sur un bref incendie dans une synagogue de Rotterdam dans la nuit, qui n’a fait aucun blessé. Quatre suspects ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire. «Nous ne tolérerons ni l’antisémitisme, ni les intimidations, ni la violence. Les autorités locales veillent à la sécurité des synagogues», a écrit sur X le ministre de la Justice, David van Weel. Le parquet de Rotterdam a indiqué soupçonner les hommes derrière cet incident d’avoir eu un «but terroriste».

Pays-Bas : explosion dans une école juive d’Amsterdam, le 14 mars

Troisième incident similaire en quelques jours. Une explosion se produit dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 mars devant une école juive d’Amsterdam. «Aux Pays-Bas, une vague d’antisémitisme fait rage», a alors réagi le ministère israélien des Affaires étrangères dans un communiqué sur X. «Où aura lieu la prochaine attaque ?», a-t-il accusé, estimant que «le gouvernement néerlandais doit faire beaucoup plus pour lutter contre l’antisémitisme».

Royaume-Uni : des ambulances au service de la communauté juive prises pour cibles à Londres le 23 mars

Les attaques ont ensuite gagné le Royaume-Uni. Le 23 mars, la police londonienne a expliqué enquêter sur une attaque «antisémite» à Londres, après que quatre véhicules d’un service bénévole d’ambulances géré par une association juive ont été incendiés dans la nuit de dimanche 22 à lundi 23 mars dans le quartier de Golders Green, à proximité d’une synagogue du nord de la capitale. Alors que deux hommes ont été interpellés, le groupe Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya a de son côté publié une vidéo revendiquant l’attaque sur une chaîne Telegram nouvellement créée.

Belgique : attaque d’une voiture dans le quartier juif d’Anvers le 23 mars

Le 23 mars dernier, la Belgique a de nouveau été prise pour cible. Une voiture a été incendiée dans le quartier juif d’Anvers. Deux mineurs rapidement interpellés sont soupçonnés de participation aux activités d’un groupe terroriste, selon le parquet de la cité portuaire. «Une vidéo de revendication qui circule a été versée à l’enquête», a-t-il ajouté. D’après l’organisation de veille des groupes jihadistes SITE Intelligence Group, cette dernière provient, là encore, du groupe Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya.

 

https://www.lepoint.fr/monde/attentat-dejoue-contre-bank-of-america-a-paris-le-groupuscule-iranien-hayi-un-faux-nez-de-teheran-RZNDLYBPENHZDN2KNYGHYARU5M/

Menace terroriste

Attentat déjoué contre Bank of America à Paris : le groupuscule iranien HAYI, un « faux-nez » de Téhéran ?

 
L’attentat déjoué samedi s’inscrit dans une série d’attaques coordonnées à travers l’Europe, toutes revendiquées par un même groupuscule que le renseignement occidental soupçonne d’être une façade créée par Téhéran.
Alice Durand
Publié le 29/03/2026 à 19h12, mis à jour le 29/03/2026 à 20h56
Selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, il y a des similitudes entre l'attentat déjoué devant le siège de Bank of America à Paris et d'autres attaques revendiquées par le groupe « Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya » (HAYI). NICOLAS GARRIGA/AP/SIPA

 

Après Rotterdam, Londres ou encore Liège, c’était au tour de Paris d’être ciblée. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a appelé dimanche 29 mars les forces de sécurité intérieure à « renforcer les mesures de vigilance » sur le territoire français, après avoir établi la veille un « lien » entre l’attentat déjoué visant le siège parisien de la Bank of America et la guerre au Moyen-Orient. Il y a des « similitudes » entre cette action et des opérations menées ces derniers jours dans d’autres pays européens, revendiquées par un même groupuscule : Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya (HAYI), soit le Mouvement des Compagnons des Justes. Et selon les autorités européennes, ce groupe n’existerait pas réellement.

Ces dernières semaines, le groupuscule HAYI, tout juste formé, a revendiqué plusieurs attaques contre la communauté juive en Belgique, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Ses activités ont spécifiquement ciblé des institutions financières juives, israéliennes et occidentales, que le groupe qualifie d’« intérêts sionistes » : le 9 mars, c’est une explosion dans une synagogue de Liège, en Belgique, qui a causé des dégâts matériels. Le 13 mars, un incendie criminel a visé une synagogue de Rotterdam, aux Pays-Bas. Le lendemain, une explosion s’est produite dans une école juive du quartier de Buitenveldert à Amsterdam, quand le 16 mars, un engin explosif improvisé a explosé devant une agence de la Bank of New York Mellon à Amsterdam. Le 23 mars, quatre ambulances Hatzolah ont été détruites par un incendie criminel à Londres.

Un mineur de 17 ans recruté sur Snapchat

En France, c’est le même mode opératoire qui a alerté les autorités sur la concordance de ces attaques : un engin explosif artisanal – un bidon d’essence de cinq litres contenant un liquide inconnu, « probablement un hydrocarbure », associé à une charge d’environ 650 grammes de poudre explosive – déposé devant la Bank of America par deux jeunes hommes, dont un mineur de 17 ans, issus, selon le ministre, « de la délinquance de droit commun ».

Selon une source policière contactée par Le Point, dans la nuit du vendredi 28 mars, les agents de la BAC observent l’arrivée de deux individus devant la Bank of America, rue La Boétie, dans le 8e arrondissement de Paris. L’un pose un dispositif devant la porte, l’autre filme en faisant le guet. Quand le premier rapproche les mains du bidon, « laissant penser qu’il allait mettre en fonction un système d’allumage », les policiers interviennent. L’un des suspects s’échappe. L’autre, s’il résiste violemment, finit par être maîtrisé.

 

L'engin explosif déposé devant le siège parisien de la Bank of America étati constitué d'un bidon d’essence de cinq litres contenant un liquide inconnu, « probablement un hydrocarbure », associé à une charge d’environ 650 grammes de poudre explosive. DR

 

Depuis, le jeune garçon âgé de 17 ans, résidant de Montreuil et né au Sénégal, a été placé en garde à vue. Et s’il a avoué avoir été recruté via le réseau de messagerie Snapchat, et rémunéré à hauteur de 600 euros, il nie tout lien avec le groupuscule.

Un groupuscule fictif aux mains des services iraniens ?

Mais c’est précisément cette mécanique des « proxies » (des individus recrutés localement, sans conscience réelle du commanditaire) que le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a pointé, pour soupçonner publiquement le groupe HAYI d’être une « fiction » créée par l’Iran : « Un certain nombre de services iraniens sont susceptibles de mener des actions telles que celle-là au moyen de proxies, a signifié le ministre de l’Intérieur. Est-ce le cas ici ? Je n’en sais rien. Il y a quand même une suspicion. » Une source proche de l’enquête va plus loin, évoquant auprès de l’AFP la « concrétisation de la menace iranienne contre les intérêts américains et israéliens partout en Europe. »

HAYI n’est vraisemblablement qu’un « faux-nez », selon David Rigoulet-Roze, docteur en sciences politiques et spécialiste du Moyen-Orient. Une façade qui renvoie aux réseaux pro-iraniens, et dont la signalétique n’est pas sans précédent. « Dans les années 1980, le Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient avait revendiqué une série d’attentats sur le sol français pour le compte du Hezbollah, mandaté par Téhéran, comme le djihad islamique responsable de la prise d’otages de Français au Liban », rappelle le chercheur. « C’est le même mécanisme : une enseigne fictive pour masquer le commanditaire réel, en échange d’une rémunération pour des individus recrutés sur les réseaux sociaux. »

En l’occurrence, pour la tentative d’attentat contre la Bank of America à Paris, il s’agit potentiellement, selon le chercheur, d’un groupe de type Kataeb Hezbollah, issu des Hachd al-Chaabi irakiens, piloté par l’Unité 840 de la force Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique, chargée de mener des opérations clandestines hors d’Iran, notamment en Europe. « Elle recrute dans les milieux interlopes, criminels, pour effectuer un certain nombre d’opérations en rémunérant des “petites mains”. Ils payent des gens », explique David Rigoulet-Roze. Un modus operandi déjà documenté en Allemagne, en Angleterre et aux Pays-Bas, qui leur permettrait de nier toute implication et de semer la confusion chez les enquêteurs.

« Ce mécanisme répond à une logique précise qui relève de la taqqiya chiite (la “dissimulation”) renvoyant au déni plausible en cas de mise en cause plus ou moins explicite : vous spéculez sur l’origine mais vous ne pouvez le prouver », résume David Rigoulet-Roze. Une stratégie similaire, dans sa structure, à la maskirovka russe. Elle s’appuie également sur un contexte juridique récent : c’est en février 2026 que les Gardiens de la révolution ont été officiellement classés organisation terroriste par l’Union européenne. Une décision longtemps repoussée, faute de fondement juridique clair, et finalement ancrée dans un jugement d’une cour allemande suite à l’attentat contre une synagogue de Bochum en 2022.

Quelle menace réelle pour les Français ?

En France la menace terroriste chiite est donc « bien réelle », selon le chercheur, mais pour l’heure circonscrite. « Ils montrent qu’ils sont en capacité de nous atteindre. Mais on n’est pas dans la configuration des années 1980, où des bombes explosaient dans Paris », tempère David Rigoulet-Roze. L’Iran cherche à dissuader les pays européens de s’aligner sur les États-Unis dans le conflit au Moyen-Orient – et notamment de rejoindre une éventuelle coalition navale dans le Golfe. « C’est un message : ne prenez pas ce risque », résume le chercheur. Une mise en garde qui n’est pas sans rappeler les déclarations d’Ismail Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, qui avait averti les Européens qu’ils seraient « considérés comme des ennemis » s’ils s’engageaient davantage dans le conflit.

« Ce sont des cibles spécifiques : les intérêts américains, les intérêts israéliens, compte tenu des parties prenantes au conflit en cours. C’est rationalisé. » Le cas des institutions juives pose néanmoins un problème distinct : « La communauté juive se retrouve mécaniquement associée aux intérêts israéliens, ce qui en fait malgré elle une cible désignée. »

Une escalade vers des cibles purement françaises reste donc, pour l’heure, implicite. Même si elle n’est pas exclue. « Si les Européens s’engagent davantage, les cibles pourraient évoluer », avertit le chercheur. Un risque que les autorités ont clairement en tête, et qui explique, selon lui, que la surveillance ait été suffisamment renforcée pour déjouer l’attentat parisien. « C’est semble-t-il un service étranger – CIA ou Mossad – qui aurait alerté les services français. Il y avait une surveillance spéciale. »

« On n’est plus sur le seul registre de la diplomatie »

Pour confirmer ou infirmer les liens avec les différentes actions portées, les enquêteurs vont, dans les prochains jours, « comparer la nature de l’explosif à celui utilisé dans des actions similaires, de dégradations contre des biens, commises dans plusieurs pays européens ces dernières semaines, et parfois imputées à l’Iran par les autorités locales », a précisé une source à France Télévisions.

Mais en révélant publiquement les soupçons pesant sur Téhéran, Laurent Nuñez a pris les devants, leur envoyant un message clair : « On n’est plus sur le seul registre de la diplomatie. C’est un signalement politico-stratégique au niveau des services de renseignement », analyse David Rigoulet-Roze. « Il indique clairement que la France sait pertinemment ce qu’il en est. Et qu’elle n’est pas dupe de la situation. »